Les autorités britanniques, craignant l'émergence d'un nouveau foyer de fièvre aphteuse dans le sud-ouest de l'Angleterre, ont annoncé vendredi l'établissement d'une nouvelle zone de protection contre la maladie à proximité de l'endroit où deux cas confirmés ont été détectés depuis une semaine.
Debby Reynolds, responsable des services vétérinaires britanniques, n'a pas précisé exactement où se situait cette nouvelle zone de protection, se bornant à indiquer qu'elle se trouvait dans le même comté, le Surrey, où ont été enregistrés les deux cas de bétail contaminé.
"Nous sommes dans une situation où la maladie se développe", a souligné Debby Reynolds dans un communiqué.
"Contenir et éradiquer la fièvre aphteuse reste notre priorité, a-t-elle ajouté. C'est pourquoi nous avons agi rapidement et établi un zone de contrôle temporaire pendant que nous étudions ce nouveau développement. A ce stade, la maladie n'a pas été confirmée et les résultats des études de laboratoire suivront".
Jusqu'à présent il y a eu en Angleterre deux cas confirmés de fièvre aphteuse, dont les origines n'ont pas encore été déterminées mais qui pourraient provenir de deux laboratoires, un public et l'autre privé, situés dans la zone de protection de trois kilomètres autour des deux exploitations contaminées. Les résultats des examens en laboratoire d'un autre cas suspect provenant d'une troisième exploitation dans cette zone sont également attendus.
L'Institut de la santé animale (IAH), l'établissement public se trouvant dans la zone de Pirbright incriminée, a réaffirmé jeudi qu'il n'était pour rien dans l'émergence de la maladie, demandant aux autorités de regarder plutôt du coté du laboratoire privé voisin Merial.
"Nous avons déjà indiqué que notre institut ne travaille que sur de faibles quantité de virus ... alors que la production de vaccins par Merial porte sur des quantités un million de fois plus importantes", a souligné à la presse le directeur de l'IAH Martin Shirley.
Les autorités vétérinaires britanniques ont estimé qu'il y avait une "forte probabilité" que le virus de la fièvre aphteuse provienne des installations de Pirbright, sans toutefois préciser quel laboratoire pourrait être responsable. Elles ont également estimé que le vecteur de transmission était probablement humain, "accidentellement ou délibérément", plutôt que l'air ou l'eau.
AFP